Chercheurs et enseignants du supérieur
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Parce
qu'ils sont en contact avec des scientifiques du monde entier, les
chercheurs des pays ACP sont souvent
au courant des possibilités dans le domaine de l'information. Toutefois,
le manque de moyens financiers et l'absence de structures d'information
modernes (par ex. Internet) les empêchent d'exploiter convenablement
ces possibilités pour obtenir les informations dont ils ont besoin.
Vu que ce groupe sera le premier à bénéficier d'une amélioration des
infrastructures d'information, lessentiel des informations dont
il a besoin lui parviendra par ces médias modernes. Pour ce groupe
limportance de limprimé, en particulier des livres, diminue,
mais les périodiques, quils soient électroniques ou imprimés,
demeurent une source majeure d'information. C'est à leur site de travail
que l'on peut atteindre les chercheurs le plus facilement. |
Décideurs et planificateurs nationaux
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Ces personnes
de formations très diverses constituent un groupe hétérogène; ce ne
sont pas tant les aspects techniques que les questions sociales, culturelles
et macroéconomiques qui les intéressent. Leur environnement professionnel
est sans doute le plus complexe de tous les groupes (hormis, peut-être,
celui des agriculteurs), aussi ont-elles besoin d'informations générales
comme dinformations spécifiques. Le livre est un support approprié
pour ces deux types dinformations; les périodiques peuvent aussi
fournir de linformation spécialisée. Généralement, les décideurs
habitent dans les grandes villes et ont les moyens dacheter
des livres. |
Cadres d'organisations publiques, commerciales et
non gouvernementales; coopératives agricoles et enseignants du secondaire
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Les cadres (moyens) font
le lien, dune part, entre les agents de terrain et les agriculteurs
et, dautre part, entre les chercheurs et les décideurs. Ils
ont essentiellement besoin d'informations relevant de trois domaines :
les résultats récents de recherche (sous une forme adaptée), les dernières
dispositions légales décrétées par les décideurs politiques, et les
attentes actuelles des agriculteurs, transmises par les agents de
terrain. Les techniques modernes et la législation ne changent pas
aussi vite que les sciences, aussi les livres sont-ils ici le meilleur
support d'information. Quelques périodiques permettront dactualiser
les connaissances. On trouve les cadres moyens dans les capitales
nationales et régionales, dans des organismes qui disposent parfois
d'unités de documentation rudimentaires. Les moyens dont ils disposent
pour l'achat de livres sont limités. |
Vulgarisateurs et agents sur le terrain, associations
paysannes, agriculteurs ayant suivi une formation professionnelle
et enseignants du primaire
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Les agents sur le terrain
accompagnent les agriculteurs, mais ils sont par ailleurs spécialisés
dans un ou plusieurs des nombreux domaines de préoccupation de ceux-ci.
Ils sont en mesure d'approfondir leur connaissance du sujet, et ont
besoin à cet effet d'informations pratiques et, dans une moindre mesure,
de données théoriques de base. Les petits manuels peuvent fournir
ce type dinfomration alliant principes de base et pratique générale.
Toutefois, étant donné la diversité des facteurs qui influencent le
système de production au niveau de ces lecteurs, les feuillets pratiques
produits sur place sont le meilleur moyen de fournir à ce public des
informations pratiques spécifiques. |
Producteurs agricoles et agro-industrie villageoise
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L'agriculteur a besoin
de toutes les informations évoquées plus haut, et ce sous une forme
intelligible pour lui. Pour les paysans qui vivent dans un contexte
de tradition orale et qui souvent ne parlent que leur dialecte,
les meilleurs moyens d'accès sont aujourd'hui encore la radio
rurale et les vulgarisateurs. Pour les producteurs organisés
en association ou en coopérative, les dépliants et brochures peuvent
être un bon support dinformations pratiques, car ces groupements
comprennent habituellement des membres alphabétisés.
Dans certains pays
un nombre croissant d'hommes et de femmes ayant reçu une bonne formation
se lancent dans l'agriculture. Ce sont souvent des personnes auxquelles
des difficultés économiques ne laissent pas d'autre choix ;
elles retourneront aux services, au commerce et à l'industrie dès
qu'elles le pourront. Néanmoins, une minorité dentre elles,
de même quun nombre grandissant de petits paysans, réussiront
à pratiquer une agriculture moderne. Ce groupe doit disposer de
livres sur des thèmes particuliers tels que la mécanisation de l'exploitation,
la comptabilité, l'approvisionnement en semences ou les stratégies
commerciales.
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Bibliothécaires de village
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Les bibliothèques de village
peuvent contribuer à la diffusion d'informations pratiques directement
au niveau des agriculteurs. Elles ont besoin de livres rédigés dans
un style adapté, tant dans les langues locales que dans les langues
de travail du CTA, et porteurs de messages simples du type « comment
faire pour... ». Bon nombre de bibliothèques rurales proposent
actuellement des romans (étrangers) et manquent de ces informations
pratiques qui pourraient grandement améliorer leur utilité. |
Spécialistes de la gestion de l'information
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Les spécialistes de la gestion
de l'information sont des intermédiaires avant tout : ils ne sont
eux-mêmes consommateurs d'informations que si celles-ci concernent
la gestion de l'information et de la documentation; les autres informations
ne font que transiter par eux. |