LA MOBILISATION FINANCIERE


La recherche nécessite la mobilisation de ressources financières et matérielles énormes. N'eût été l'intervention des partenaires extérieurs, les résultats mentionnés ci-dessus auraient été difficilement atteints, ce, sans méconnaître les efforts louables consentis par le gouvernement ces dernières années. Malgré cette augmentation constante de la contribution de l'Etat, la recherche dépend très fortement des financements extérieurs. A titre indicatif, les ressources du CNRST s'élevaient en 1997 à 3.214.046.977 F CFA ainsi répartis :



La forte dépendance vis-à-vis des financements extérieurs et l'affectation presqu'exclusive de la contribution de l'Etat au fonctionnement, créent des conditions peu ou pas favorables à la pérennisation des activités de recherche, au développement institutionnel du CNRST, dans la mesure où de telles conditions mettent en péril son autonomie et entament sa capacité à répondre conséquemment aux attentes de développement, principalement un développement endogène.

Cette remarque ne signifie nullement l'arrêt de la coopération avec des partenaires extérieurs. Il s'agit plutôt de mettre en pratique un genre de partenariat qui réponde à une philosophie de coopération qui tienne compte des intérêts des parties contractantes. En d'autres termes, il faut à la recherche burkinabè, réussir à contenir les contraintes extérieures.

Pour ce faire, l'Etat devra poursuivre son effort de soutien à la recherche. Il faut en outre avoir recours à d'autres recettes nationales par :

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